Des résultats plutôt que des présentations PowerPoint : lorsque les postes clés sont vacants, vous avez besoin de personnes qui font avancer les choses.
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Dans les phases où les décisions doivent être prises rapidement et où le temps presse, chaque minute compte. Lorsque des postes clés dans les domaines des finances, des opérations ou de la gestion de projet sont vacants, la mise en œuvre devient risquée, non seulement en période de crise, mais aussi en phase de croissance, de transformation ou de transition. Dans de telles situations, des solutions sur mesure d'intérim et de recherche de cadres apportent à l'entreprise une expérience de direction et une compétence de mise en œuvre ciblées. Elles créent une sécurité d'action supplémentaire en ancrant clairement les responsabilités, en faisant avancer les décisions et en impliquant avec assurance les parties prenantes concernées. Ce n'est pas seulement la rapidité du recrutement qui est décisive, mais aussi la capacité à avoir un impact réel dans les phases difficiles.

Anne Rienecker, directrice de la nouvelle unité commerciale People Advisory d'enomyc, et Julia Hammer, directrice générale, expliquent comment elles soutiennent les moyennes entreprises grâce à leur offre et pourquoi même le meilleur manager intérimaire ne peut pas tout faire.

Madame Hammer, enomyc a déjà occupé à plusieurs reprises des postes intérimaires dans le cadre de projets par le passé. Pourquoi avez-vous maintenant créé votre propre unité commerciale autour de ces thèmes ?

Julia Hammer : Parce que le marché montre très clairement que les stratégies ne déploient leurs effets que lorsqu'elles sont mises en œuvre de manière cohérente. Pour nous, le conseil en ressources humaines n'est donc pas un simple complément, mais un élément central d'un service de conseil performant. Par ailleurs, nous sommes aujourd'hui en mesure d'offrir la rapidité et la qualité nécessaires pour pourvoir rapidement et avec précision des postes clés. Il s'agit d'une approche que nous utilisons désormais de manière structurée et répétée.

Anne Rienecker : C'est précisément dans les situations difficiles, qu'il s'agisse de restructuration, de transformation ou de phases de forte croissance, que les entreprises ont besoin de quelqu'un capable de diriger, de motiver et de fidéliser les collaborateurs. D'après notre expérience, c'est un levier extrêmement important. C'est pourquoi nous veillons très attentivement à ce que les personnes recrutées soient non seulement compétentes sur le plan technique, mais aussi capables de gérer avec assurance la situation, la culture et les parties prenantes concernées.

Julia Hammer : Nos clients attendent des résultats, et ce rapidement. Dans les phases critiques, il s'agit de prendre des responsabilités et de mettre en œuvre les décisions de manière cohérente. Lorsqu'une fonction centrale fait défaut ou qu'une capacité de mise en œuvre supplémentaire est nécessaire, il est judicieux de faire appel à une expérience ciblée pour une période clairement définie. Nous ne nous contentons donc pas de pourvoir des postes, nous garantissons la capacité d'action dans des situations entrepreneuriales difficiles.

Votre offre s'applique-t-elle uniquement aux crises aiguës ou également aux entreprises en phase de croissance ou de transformation ?

Anne Rienecker : Nous allons délibérément au-delà. On fait souvent appel à nous lorsque des postes clés sont vacants, lorsque des programmes sont au point mort ou lorsque des entreprises ont besoin à court terme d'un leadership et d'une structure supplémentaires, par exemple dans le cadre de projets ERP ou de scission, lors de phases de forte croissance ou dans des situations de succession et de transition. Le besoin est particulièrement visible dans le domaine de la restructuration, mais le principe est plus large : il s'agit d'être rapidement efficace dans des fonctions critiques pour l'entreprise.

Julia Hammer : Et cela correspond bien à notre ADN : nous combinons une compréhension des situations entrepreneuriales exceptionnelles avec une orientation claire vers la mise en œuvre, que l'entreprise soit en phase de redressement ou qu'elle doive « seulement » stabiliser un rôle central.

D'après votre expérience, où se situent les plus grandes lacunes des entreprises en situation difficile ?

Anne Rienecker : Les lacunes sont particulièrement importantes dans les fonctions qui combinent contrôle, transparence et mise en œuvre. Il s'agit principalement des finances, du contrôle de gestion et du reporting, mais aussi des opérations, de la gestion de projets et de programmes, ainsi que des rôles centraux au niveau de la direction. La situation devient critique lorsque des personnes clés quittent l'entreprise dans une phase sensible et que les responsabilités doivent être redistribuées à court terme.

Julia Hammer : Dans de telles situations, l'orientation d'une entreprise change fondamentalement. Les activités quotidiennes passent au second plan, car d'autres questions deviennent soudainement prioritaires. Il faut alors des personnes qui se concentrent spécifiquement sur la gestion de cette phase et qui l'ont déjà fait avec succès à plusieurs reprises, y compris dans leurs relations avec les bailleurs de fonds, les propriétaires ou les comités consultatifs.

Pourquoi les PME en particulier ne disposent-elles souvent pas de ces capacités en interne ?

Julia Hammer : Parce qu'il s'agit de compétences très spécifiques qui sont rarement requises dans le quotidien normal d'une entreprise. Dans les phases difficiles, les décisions deviennent plus rapides, plus complexes et parfois liées à la responsabilité. Cela nécessite de la sécurité, de la structure et de l'expérience dans la mise en œuvre. De nombreuses PME sont performantes en fonctionnement normal, mais dans des situations exceptionnelles, elles ont besoin d'une force de frappe supplémentaire et temporaire.

Anne Rienecker : Et parce qu'il ne s'agit pas seulement de compétences techniques. Il s'agit de stabiliser les équipes, de diriger, de fixer des priorités et, en même temps, de maintenir autant que possible le fonctionnement quotidien. Cette combinaison est rare, et c'est précisément pour cette raison que les modèles intérimaires et hybrides sont si efficaces.

D'où viennent ces spécialistes et cadres expérimentés ?

Anne Rienecker : enomyc a plus de 20 ans d'expérience. Nous nous appuyons sur un réseau sélectionné de cadres et de spécialistes expérimentés que nous connaissons personnellement et que nous avons côtoyés dans des contextes similaires. Le contexte concret est toujours déterminant : secteur d'activité, phase de développement de l'entreprise, structure des parties prenantes et culture d'entreprise. Sur cette base, nous recommandons de manière très ciblée les personnalités qui peuvent avoir un impact dans cette situation précise.

Julia Hammer : Il est également important que les experts engagés ne travaillent pas de manière isolée. Dans les phases critiques, enomyc reste disponible en arrière-plan pour apporter son soutien, par exemple dans les domaines de la finance, du droit ou des opérations. Les agences de recrutement intérimaire classiques ne peuvent pas offrir ce type de soutien interdisciplinaire.

En combien de temps un poste est-il pourvu ?

Anne Rienecker : Cela dépend du modèle. Selon le poste, nous pouvons souvent trouver des solutions intérimaires en quelques jours, car nous avons recours à des profils vérifiés. Pour les recrutements directs, il faut généralement compter plusieurs mois. La rapidité est une valeur ajoutée essentielle, car les fonctions critiques restent opérationnelles sans que les entreprises aient à s'engager prématurément.

Vous proposez différentes options. Lesquelles ?

Anne Rienecker : Nous travaillons essentiellement avec trois modèles : des solutions intérimaires à court terme, des recrutements directs permanents et le déploiement d'équipes intérimaires complètes. Ces équipes peuvent apporter un soutien ciblé à des fonctions spécifiques, par exemple dans les domaines de la finance, de la gestion de projet ou de la transformation. Dans de nombreux cas, une approche hybride a fait ses preuves : stabilisation à court terme grâce à l'intérim, parallèlement à la mise en place structurée d'une solution permanente.

Quand l'intervention de vos experts prend-elle fin ?

Julia Hammer : Lorsque l'organisation est à nouveau en mesure de mener à bien les tâches à accomplir de manière autonome et avec la stabilité souhaitée, et que les objectifs fixés ont été atteints. Dans le domaine financier, cela dépend souvent de la période de restructuration ou de transformation.

Anne Rienecker : Pour nous, il est important que la transition se fasse en douceur : connaissances, processus, responsabilités. Sinon, un recrutement rapide est certes utile, mais il ne crée pas de stabilité durable.

Qu'est-ce qui différencie enomyc des agences de recrutement classiques ?

Anne Rienecker : Le conseil en ressources humaines chez enomyc n'est pas un service classique. Nous réfléchissons en fonction du mandat et du point de vue de toutes les parties prenantes concernées : l'entreprise, les partenaires financiers et la direction. La restructuration et la transformation sont notre quotidien. Cette expérience et ces connaissances sont directement intégrées dans nos recommandations.

Julia Hammer : Une autre différence réside dans notre compréhension intégrée de la situation, du rôle et de l'objectif. Nous ne pourvoyons pas des postes isolés, mais ancrons les responsabilités dans la situation concrète de transformation ou de stabilisation d'une entreprise. Cela permet non seulement d'alléger la charge à court terme, mais aussi d'apporter une solution structurellement compatible et durablement efficace.

La tendance est-elle généralement à l'emploi de personnel intérimaire ?

Anne Rienecker : Nous constatons clairement que les entreprises misent de plus en plus sur des modèles de recrutement flexibles, en particulier lorsqu'elles ont besoin de capacités supplémentaires à court terme en matière de gestion ou de mise en œuvre. Dans le même temps, il est important de comprendre qu'un manager intérimaire n'est pas une solution miracle à tout. Il s'agit plutôt d'un pilote qui assume des responsabilités, établit des priorités et organise la mise en œuvre.

Julia Hammer : Le contexte est structurel : aujourd'hui, les entreprises sont souvent confrontées à des exigences de transformation parallèles, tant sur le plan opérationnel que financier et organisationnel. Cette dynamique ne peut pas toujours être compensée par les seules structures existantes. Des capacités de gestion et de mise en œuvre flexibles et temporaires constituent donc un instrument stratégique pour garantir la capacité d'action dans les phases de complexité accrue.

Madame Hammer, Madame Rienecker, merci beaucoup pour cet entretien.

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